Deux tortues marines rampent sur la plage vers la mer, suivies par l’équipe du projet

Tortues marines au Nigeria

Des patrouilles villageoises protègent les tortues marines qui viennent pondre sur les côtes du delta du Niger.

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Avec le projet NIGER DELTA TURTLE CONSERVATION, le Tropical Research & Conservation Centre (TRCC) protège, aux côtés des villages côtiers, des tortues marines et d’eau douce menacées à l’échelle mondiale. Elles pondent sur les côtes d’Akassa, d’Ibeno, d’Ikot Abasi et d’Oron, dans la région côtière du delta du Niger.

Espèces protégées

  1. 01 Tortue luth
  2. 02 Tortue verte
  3. 03 Tortue olivâtre
  4. 04 Tortue imbriquée
Le projet Niger Delta Turtle Conservation du TRCC.

Akassa Bayelsa State, Nigeria

Zone côtière
450 km²
Zone marine adjacente
9 600 km²

Akassa est une région côtière isolée de l’État de Bayelsa, sur l’Atlantique, à la pointe du delta du Niger. Elle couvre 450 km² et comprend plusieurs grands estuaires du fleuve. La zone marine qui la borde, dans les eaux territoriales nigérianes, s’étend sur environ 9 600 km², de la côte atlantique jusqu’à trois îles-cordons situées entre l’estuaire de Brass et Fish Town. Ses plages abritent les sites de ponte de trois tortues marines menacées dans le monde : la tortue luth, la tortue verte et la tortue olivâtre.

Carte au trait de la côte d’Akassa, à la pointe du delta du Niger, avec ses rivières, ses criques et le nom des villages
La côte d’Akassa, là où le Niger rejoint l’Atlantique.

Saison de ponte D’octobre à avril

Traquées sur la plage

C’est sur les plages de ces îles, côté océan, que les tortues marines viennent pondre, surtout entre octobre et avril. Les braconniers de la région les chassent alors sans relâche et pillent leurs nids. Ils frappent ainsi les femelles reproductrices, leurs sites de ponte et les petits qui auraient dû naître.

La pauvreté des villages côtiers du delta (Akassa, Ibeno, Ikot Abasi et Oron) et la méconnaissance de la menace qui pèse sur les tortues marines entretiennent une forte pression sur les tortues en migration, les femelles qui pondent et leurs petits.

Une tortue marine prise dans un filet de pêche vert sous l’eau
Une femme soigne une grande tortue marine couverte de serviettes humides sur le pont d’un bateau
Une dizaine d’hommes tiennent une banderole du Marine Turtle Conservation Workshop sous un abri de chaume
Un atelier sur la protection des tortues marines avec les villageois.

Les villages d’Akassa, d’Ibeno, d’Ikot Abasi et d’Oron, sur la côte du delta du Niger

Les hommes et la mangrove

Les villages de la côte du delta vivent surtout de ce que leur offrent les forêts et le littoral voisins. La pêche et la chasse sont les principales ressources, avec l’exploitation de la mangrove et, depuis quelques années, un peu de riziculture vivrière.

La mangrove et les forêts de l’intérieur montrent des signes d’épuisement. Les palétuviers sont coupés pour le bois de chauffe des foyers et le fumage du poisson destiné à la vente, et les forêts sont abattues pour construire des maisons et tailler des pirogues. Or la mangrove sert aussi de nurserie à des espèces remarquables, comme les tortues marines, le lamantin d’Afrique de l’Ouest et les crocodiles, ainsi qu’aux poissons, crabes, grenouilles, langoustes et bigorneaux. Elle continue pourtant de disparaître sans être restaurée.

  • Un membre de l’équipe en chapeau de soleil pose une cage grillagée sur un nid de tortue sur la plage
    Une cage posée sur un nid tout frais
  • Un patrouilleur en combinaison bleu marine et bottes jaunes, accroupi sur la plage derrière une cage grillagée qui protège un nid
    La cage protège les œufs jusqu’à l’éclosion
  • L’équipe entoure une tortue marine sur le sable près des bateaux avant de la relâcher
    Une tortue marine relâchée
  • Quatre membres de l’équipe en tee-shirt du Niger Delta Turtle Project près d’un nid protégé
    L’équipe du TRCC sur la plage

Sept objectifs

Voici ce que le projet veut accomplir :

  1. Établir des règles locales contre la chasse aux tortues marines et le pillage des nids
  2. Mettre en place des patrouilles villageoises pour réduire ou arrêter la chasse aux tortues et le pillage des nids
  3. Recueillir des données sur les tortues marines qui fréquentent la côte : nombre de nids, période et lieux de ponte
  4. Protéger les femelles reproductrices, ainsi que leurs petits lorsqu’ils quittent le nid pour rejoindre la mer
  5. Offrir aux anciens braconniers d’autres moyens de subsistance durables, par exemple la pêche, l’élevage d’escargots, l’apiculture ou l’agroforesterie
  6. Sensibiliser et éduquer toute la région à la protection des tortues marines menacées. Une fois sensibilisés, les écoliers rapportent à la maison des tracts et des affiches sur les tortues pour leurs parents
  7. Restaurer la mangrove dégradée, nurserie essentielle des tortues et d’autres animaux, en replantant des palétuviers associés à des arbres de rapport

20 Dans chaque village, une vingtaine de jeunes bénévoles sont formés et mobilisés pour atteindre ces objectifs.

Deux jeunes femmes et un homme tiennent chacun une tortue sous le regard d’un garçon
Sensibilisation des jeunes du village
Des élèves en uniforme jaune et vert brandissent des tracts sur la protection de la nature dans une salle de classe
Des écoliers distribuent des tracts
Des œufs de tortue à moitié découverts dans le sable, sous des plantes de plage sèches

Les tortues menacées du Nigeria doivent être protégées

Le Nigeria a signé en 1999 le protocole d’accord sur les mesures de conservation des tortues marines de la côte atlantique de l’Afrique.

Une tortue verte nage au-dessus d’un récif de corail
Un minuscule bébé tortue se repose sur la tête d’une grande tortue
En balade sur le dos de maman

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Partenaire du projet

Tropical Research & Conservation Centre (TRCC)